Archive pour le Tag 'désespoir'

Clapotis Cabochard

 

Bouboule à l’oeil bien terne, le grivois ne l’enchante plus.

Il causerait bien des tourments au hasard des rencontres,

Mais il a des méchants calculs, trop de merde au cul.

Alors il reste là, il clapote, il tangue et s’éffronte.

V’là une mamzelle qui passe dans sa ruelle vermineuse,

Il tente d’achopper son air glaiseux, tricard et bec de lièvre

Mais rien n’y fait, elle a tatoué sur la gueule sa mine bécheuse.

Il tente un mot doux, qui s’écrabouille en ordure sur ses lèvres.

Elle trace la gourgandine, elle fait style elle est sourde

Pourtant elle cause à son phonetel toute pleine de ferveur !

Bouboule ça le rend tout chose , du calebard aux esgourdes…

Il se lève se son poteau, s’apprête à lui causer de son coeur.

Elle a au moins dix pas d’avance, sûrement le feu aux fesses !

Bouboule il s’imagine tellement de culbute, qu’il en devient rouge-sang.

La elle tourne vers le boulevard, hèle un taxi ,se met le tif en tresse

Il en peut plus le pépère de tant d’invite, il a viré au turgescent.

Il finit par la rejoindre tout essoufflé et plein de suintat.

Elle a la narine qui s’exaspère, la donzelle, tout comme l’oeil d’ailleurs…

« Qu’est-ce qui fout dans mon espace, dans mon décor je veux pas de ce tas ! »

Si elle pouvait flinguer avec ses cornées, elle viderait son chargeur.

Il comprend pas qu’il y a maldonne, bouboule, dans le fond il est bonne pâte.

Toutefois rien n’y fait, elle se décale clairement, serre fort son sac, lève bien le menton.

Il bafouille, il proteste, promet qu’il va faire des efforts, qu’il faut pas qu’elle se carapate !

Mais elle regarde ailleurs, interpelle les passants ,les flics même le marchand de marrons.

« Dégagez moi c’t'éléphant de mer de mon angle de vision ! » qu’elle gémit.

Elle promet forte récompense, moult deniers voire photos dénudées…

Seulement tout le monde s’en fout de ses problèmes, y’a personne qui agit !

Et Bouboule qui reste là, hagard, par la tournure des évènements vaguement gêné…

Enfin v’là un tacot qui s’arrête, malheureusement un peu trop tard…

Sous ses roues avant, la péronnelle a plus l’air de grand-chose, d’l'osso buco au mieux !

Car Bouboule, en se retournant il a fait basculé la mousmé hors du trottoir !

Et s’en est allé pleuré plus loin, se prendre une murge, un pétard et au pieu.

Il prête pas attention aux vagissements de la populace, à son tour de faire l’hautain.

Bouboule il lui aurait tout donné à c’te salope, même un massage si elle voulait !

Mais voilà de nos jours, y’en a plus que pour les minets, les bronzés et les vauriens !

Les gras du bide on n’en veut plus, on veut que des maigres et pas replets !

Moralité : il vaut mieux donné son numéro quitte à c’qu’il soit faux…

Plutôt que de se prendre les pieds dans un air revêche de circonstance !

Car il arrive que les circonstances soient bien fâcheuses en manque de pot…

Quand on dégringole d’un coup de fessard, c’est qu’on a manqué de bon sens !




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